La franchise TVA : facturer sans TVA, à quel prix
La Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas connaissent chacun un régime de franchise : sous un seuil de chiffre d'affaires propre à chaque pays, vous facturez sans TVA. Pas de déclaration périodique, pas de TVA à reverser. Séduisant — à condition de comprendre l'échange.
Ce que vous gagnez
De la simplicité, d'abord : pas de TVA à calculer, à facturer, à déclarer. Et un avantage prix bien réel quand vos clients sont des particuliers : votre prix est votre prix, sans les pourcents que le concurrent assujetti doit ajouter.
Ce que vous perdez
La contrepartie tient en une phrase : qui ne facture pas de TVA n'en déduit pas non plus. Le matériel, l'ordinateur, l'abonnement logiciel, la voiture : la TVA payée sur vos achats reste à votre charge, définitivement.
Le régime favorise donc les activités qui dépensent peu. Plus vos frais professionnels sont lourds, plus la franchise vous coûte en silence.
Le détail qui compte : vos clients
Face à des clients professionnels, l'avantage prix disparaît : eux déduisent la TVA de toute façon, votre facture « sans TVA » ne leur fait rien gagner. Vous gardez la simplicité, mais vous supportez toujours la TVA non déduite sur vos achats.
La franchise est donc surtout intéressante en B2C, ou en début d'activité quand le chiffre est encore modeste.
Le seuil se surveille, il ne se subit pas
Le vrai risque du régime n'est pas de le choisir : c'est de dépasser le seuil sans s'en apercevoir. Le dépassement ne prévient pas ; il se constate, parfois des mois plus tard, avec des factures à régulariser.
C'est un chiffre à suivre en continu sur votre chiffre d'affaires réel — exactement le genre de surveillance qu'un outil fait mieux qu'un être humain occupé à travailler. Lumohub suit votre position par rapport au seuil de votre pays et vous prévient avant la ligne, pas après.